Telemann du profane sacré

Telemann du profane au sacré
Ensemble Sébastien de Brossard

Telemann du profane au sacré

De l’Harmonischer Gottesdienst aux Essercizii Musici

Jean-François Novelli, ténor
Maud Caille, flûte à bec
Yuka Saïtô, viole de gambe
Fabien Armengaud, orgue, clavecin et direction

Georg Philipp Telemann est une personnalité singulière du monde baroque.

Auteur le plus prolixe de son époque, son catalogue se compose de 3 600 œuvres dont notamment 1 700 cantates ; musicien autodidacte, son enseignement musical se résumant à quinze jours de leçons de clavecin, Telemann composa dans tous les genres et pour bon nombre d’instruments.

Baryton, maniant aussi bien les claviers que le violon ou la flûte, parrain de Carl Philipp Emanuel Bach, fondateur du célèbre orchestre d’étudiants le Collegium Musicum à Leipzig, que reprit plus tard Johann Sebastian Bach, Telemann jouissait à l’époque d’une notoriété sans égale tant en Allemagne qu’à l’étranger et notamment en France où il fut joué à la Cour et au Concert Spirituel.

Rappelons, pour l’anecdote, que le poste de Thomaskantor à Leipzig étant vacant et Telemann ayant décliné ce poste, Bach fut choisi, ce qui fit dire à l’un des membres du Conseil : « Pour des raisons importantes, la situation est délicate et puisqu’on ne peut avoir les meilleurs, il faut donc prendre les médiocres. »

Ce concert permet d’aborder deux facettes de Telemann, d’abord son œuvre sacrée avec des cantates pour soprano, flûte à bec et basse continue, extraites du recueil publié en 1725 l’Harmonischer Gottesdienst, ensuite l’œuvre profane avec notamment des sonates en trio pour flûte à bec, viole de gambe et basse continue, tirées de son recueil de 1740 les Essercizii musici.

Ce qui frappe d’emblée dans ce programme, c’est l’invention sans cesse renouvelée du langage de Telemann et sa connaissance exacte des instruments, chose à laquelle il apportait beaucoup de soin et d’importance, car sinon, disait-il (en français d’ailleurs dans le texte) :

Le violon est traité à la façon de l’orgue,
La flûte et le hautbois à celle des trompettes,
Suivant cahin-caha gambe comme la basse,
A part ici ou là un tremblement dessus.
Non, non ce n’est pas assez que les notes résonnent,
Que tu saches y mêler tout un fourbi de règles.
Donne à chaque instrument ce qu’il peut supporter,
Le joueur a du plaisir et toi tu t’en réjouis.»

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