Silentium

programme silentium
Ensemble Sébastien de Brossard

Silentium

Jean-François Novelli, taille
Stéphan Dudermel et François Costa, violons
Yuka Saïtô & Matthieu Lusson, violes de gambe
Stéphanie Petibon, théorbe
Fabien Armengaud, orgue, clavecin et direction


« Une bibliothèque est un hôpital pour l’esprit ».
Anonyme

« Silentium. Dormi in hortis dilecta mea.
Silence. Dors dans les jardins, mon amour. »

Ainsi commence le motet éponyme pour ténor de Sébastien de Brossard, magnifiant à chaque instant le sublime texte du Cantique des Cantiques.

Quelle exhortation singulière !
Du silence naît la musique. Mais quelle musique ?

Il nous a semblé judicieux de s’interroger- pour la première fois à notre connaissance- sur le répertoire spécifiquement écrit pour la voix de ténor, la Taille, comme on disait à l’époque.

Si l’on connaît aujourd’hui le répertoire chanté à grand chœur à la Chapelle, quel était donc le répertoire particulier de ces musiciens ?

Pour tenter d’y répondre, nous avons convoqué Jean-Baptiste Matho, célèbre taille de la Chapelle.
D’abord arrivé comme Page, il devient, en 1684, chantre laïc puis, en 1717, chantre ordinaire à la Chapelle royale et chantre de la Chambre. Egalement compositeur, Matho fut aussi Maître de musique du Roi, de l’Infante et des enfants de France. De par sa situation, sa tessiture et sa longévité, il n’est pas interdit de penser qu’il aurait pu chanter tous les motets de ce concert.

Ce programme est donc l’évocation d’une bibliothèque imaginaire.
Mais que recèle cette bibliothèque imaginaire ?

En premier lieu, des pièces sublimes de maîtres incontestés : Charpentier, Dumont et Campra.
Ensuite d’autres bijoux de compositeurs plus méconnus mais dont l’écriture et la science méritent le détour : Bouteiller, Brossard, Danielis, Suffret…
Alors oui, Jean-Baptiste Matho aurait pu faire siennes ces paroles de Saint Augustin mises en musique par le sieur Suffret et véritable reflet des passions baroques :

« Deficit anima mea in atria tua » : mon âme a défailli lorsque j’ai foulé le parvis de votre sanctuaire. Refermons pour un moment les portes de cette somptueuse bibliothèque, portes derrière lesquelles on entend encore la musique du grand compositeur et bibliothécaire Brossard :

« Dormez, ô brillantes étoiles éparses sur ce front si paisible. »

Sébastien de Brossard : Silentium - Silentium Dormi

Pour recevoir toutes nos actualités, inscrivez-vous !
Vos informations ne sont pas transmises à des tiers.
Please wait

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour le fonctionnement des boutons de partage sur les réseaux sociaux et la mesure d'audience des pages du site.
Pour mieux comprendre notre politique de protection de votre vie privée :