Dynastie(s)

Telemann du profane au sacré
Ensemble Sébastien de Brossard

Dynastie(s)

Maud Caille, flûtes à bec
Fabien Armengaud, clavecin

Non, rassurez-vous, il ne s’agit pas d’un « soap opera » à l’américaine. Quoique…
Que penser d’Antoine Forqueray faisant embastiller son fils Jean-Baptiste ?

Non, il s’agit bien plutôt de s’interroger sur les dynasties de musiciens : Les Couperin, les Philidor, Les Hotteterre, les Chédeville…

Mettre en perspective les (r)évolutions, à l’instar de François Couperin parlant de ses ancêtres :
« j’ai tâché de perfectionner leurs découvertes, leurs ouvrages sont encore du goût de ceux qui l’ont exquis. »

Et, par ce jeu de miroirs historiques, observer l’évolution du style, du goût et bien sûr de l’innovation.

Mais, derrière ce miroir et en fond sonore de cette évocation, il y a bien sûr la paternité des œuvres. Chédeville, par exemple, s’est attribué la paternité d’œuvres d’Antonio Vivaldi, rien moins !

Il est aussi touchant de constater que certaines lignées ne nous sont connues que par les compositions du fils, tel les Buterne.

Alors, écoutons.

Penserons-nous comme Louis XIV à qui Marin Marais avait présenté sa progéniture musicale.
« Je suis bien content de vos enfants, mais vous êtes toujours Marais, et leur père. »

Chaconne de la Sixième suite en trio de Louis-Antoine Dornel

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